Tous secteurs confondus (publics et privé)

Les départements achats, moins centrés sur leurs objectifs de réduction des coûts, veulent chouchouter leurs fournisseurs et s’investir davantage en terme de RSE. Une volonté de faire pression sur les coûts, pour renouer des relations plus proches et soutenues avec les fournisseurs en les fidélisant.

Bien que la réduction des coûts reste l’objectif premier des acheteurs, il est à son plus bas niveau depuis six ans. Ce changement s’explique par le renforcement d’autres axes stratégiques comme le développement d’une relation de partenariat entre les acheteurs et les fournisseurs. Cela concerne d’avantage le secteur public pour 74% contre 55% pour le secteur privé.

Quels sont les leviers de réduction des coûts pour l’acheteur ?

La négociation, la mutualisation/globalisation, l’ajustement des spécificités techniques, le TCO (coût total d’acquisition), l’analyse de la valeur, l’engagement sur les volumes, le make or buy, l’intégration des fournisseurs, la délocalisation sont autant de pistes de travail pour l’acheteur. On constate qu’un faible pourcentage d’acheteurs est rémunéré en fonction des « savings réalisés ».

Ex : Lorsqu’un fournisseur est en situation de monopole sur un segment d’achat bien particulier, pour obtenir une optimisation technique, qualitative et/ou financière, il est nécessaire de reprendre le cahier des charges initial avec les prescripteurs techniques.

Les acheteurs vont devoir travailler leur attractivité pour préserver et développer leur panel fournisseurs. Les acheteurs entrent dans une aire de « calinothérapie » vis-à-vis de leurs fournisseurs afin de mieux les fidéliser et de favoriser l’innovation pour les PME & start’up.

Le fournisseur, un partenaire d’affaire

Un changement dans la volonté de faire pression sur les coûts, pour renouer des relations plus proches et soutenues avec les fournisseurs. Une sorte de « Reverse compétition ». La notion de partenariat, de relation de business prend tout son sens entre l’acheteur et son fournisseur. Sécuriser les approvisionnements afin de maintenir les chaines de production, garantir la continuité de service tout en respectant les engagements de livraison.

Les achats « Made in France »

Aujourd’hui, les achats « made in France » commencent également à prendre forme et à être mis en avant au travers de critères et d’indicateurs de suivi. Le « Made in France » est un argument de taille pour l’acheteur ; un gage de qualité et de savoir-faire dans une démarche achat. De ce fait, on constate que les achats dans les pays low cost semblent perdre du terrain au profil de partenariats avec des TPE, PME & autres start’up innovantes.

RSE, Développement Durable

La performance achat de l’entreprise est évaluée en priorité, devant les économies réalisées et la contribution des achats dans le chiffre d’affaires. Aujourd’hui, l’accent est porté de plus en plus sur les actions environnementales, les clauses sociales ainsi que le développement durable.

Le métier de l’acheteur est en perpétuelle évolution. Il existe de nombreux leviers pour lui permettre d’optimiser ses achats et ainsi valoriser son travail. L’objectif de réduction de coût n’est plus uniquement le seul leitmotiv des directions achats. L’acheteur est ainsi en capacité de travailler sur les relations avec ses partenaires d’affaires qui sont essentielles pour créer un climat de travail de confiance.

N’hésitez pas à communiquer avec vos fournisseurs, ils sont force de proposition !

 

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